La vie liturgique

La solitude est donc la caractéristique première du propos cartusien. La liturgie, d’autre part, en est l’élément régulateur ; elle est aussi la source d’une vie communautaire assez développée, qui équilibre les heures de cellule. Par les trois réunions conventuelles, quotidiennes, la journée, l’année du moine sont offertes à Dieu à la lumière des grands mystères de la foi chrétienne et de leur développement cyclique : Avent et Nativité, Carême et Temps Pascal, Temps après la Pentecôte, où l’on honore spécialement le Saint-Esprit à l’œuvre dans le monde.

Les Pères consacrent chaque jour de cinq à six heures, parfois même plus à la prière liturgique, une bonne partie de celle-ci s’acquittant en cellule. Les Frères ont, en semaine, un office moins astreignant ; mais le Dimanche et les jours de Fêtes liturgiques, ils participent intégralement à toutes les réunions au Chœur.

Les chants grégoriens
Photographie A. Fabre et J. Reverdito

La prière en cellule

Livre liturgique

La vie d'oraison

La solitude est l’élément caractéristique de la Chartreuse, et sa note la plus déconcertante pour ceux qui la regardent de l’extérieur, à telle enseigne que c’est sur ce point, mieux que tout autre, que peut se tester la vocation des commençants.

La solitude extérieure est réalisée par la clôture et la vie en cellule. Les exigences en sont assez rudes, imposant une séparation presque complète du monde et de ses centres d’intérêt, avec, dans le monastère, un silence étroitement réglementé. Tout ceci n’a pour but que de favoriser et conserver la solitude intérieure. Le chartreux a soin, autant que possible, de tenir son esprit éloigné de tout ce qui n’est pas Dieu ou ne conduit pas à Dieu.

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