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La
solitude est donc la caractéristique première du propos cartusien.
La liturgie, d’autre part, en est l’élément régulateur
; elle est aussi la source d’une vie communautaire assez développée,
qui équilibre les heures de cellule. Par les trois réunions
conventuelles, quotidiennes, la journée, l’année du
moine sont offertes à Dieu à la lumière des grands
mystères de la foi chrétienne et de leur développement
cyclique : Avent et Nativité, Carême et Temps Pascal, Temps
après la Pentecôte, où l’on honore spécialement
le Saint-Esprit à l’œuvre dans le monde.
Les
Pères consacrent chaque jour de cinq à six heures, parfois même
plus à la prière liturgique, une bonne partie de celle-ci s’acquittant
en cellule. Les Frères ont, en semaine, un office moins astreignant
; mais le Dimanche et les jours de Fêtes liturgiques, ils participent
intégralement à toutes les réunions au Chœur.
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La
solitude est l’élément caractéristique de la
Chartreuse, et sa note la plus déconcertante pour ceux qui la regardent
de l’extérieur, à telle enseigne que c’est sur
ce point, mieux que tout autre, que peut se tester la vocation des commençants.
La
solitude extérieure est réalisée par la clôture
et la vie en cellule. Les exigences en sont assez rudes, imposant une
séparation presque complète du monde et de ses centres d’intérêt,
avec, dans le monastère, un silence étroitement réglementé.
Tout ceci n’a pour but que de favoriser et conserver la solitude
intérieure. Le chartreux a soin, autant que possible, de tenir
son esprit éloigné de tout ce qui n’est pas Dieu ou
ne conduit pas à Dieu.
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